Adultères.

Publié le par Lectaritude et zôtres critures

 

 

« Adultères »
Auteur : Woody Allen
Pays : France
Genre : Théâtre
Editeur : 10/18
Date : 2005
Avis : «««««
 
 
 
 
 
Voici un petit livre savoureux, qui se lit comme on boit un verre de rosé dans la tiédeur d’une soirée d’été. Woody Allen nous livre trois pièces autour des thèmes de l’infidélité et de l’adultère. Pour qui connaît sa filmographie, le style ne lui ressemble pas, en apparence. Mais comme dans son œuvre cinématographique, il traite de sujets graves avec un humour sarcastique et décalé. Le résultat est réussi, c’est décapant et drôle.
 
Thématiques identiques mais traitements différenciés, les trois pièces sont assez dissemblables.
 
Dans la première, un cinéaste attend sa maîtresse pour lui annoncer qu’il souhaite rompre. Un SDF, l’interpelle l’accusant de lui avoir piqué une tranche de sa vie pour alimenter son film. L’inconnu le connait visiblement bien jusque dans les détails les plus intimes de sa vie. Insistant, il arrive petit à petit à prendre l’ascendant sur le cinéaste et finit par lui dicter quasiment les décisions qu’il doit prendre et le comportement qu’il doit adopter. Il s’immisce dans le tête à tête avec la maîtresse, le forçant à se dévoiler. Une réflexion sur la peur, la lâcheté, la culpabilité, le cynisme, la manipulation. C’est aussi une bonne observation de la psychologie d’un désespéré qui trouvera parfois une oreille, réconfort et solutions chez un inconnu, plutôt que chez un proche. La fin est à l’image de la pièce cynique et surprenante.
 
Quelques petites phrases placées dans la bouche du SDF par l’auteur comme :
« Jean-Paul Sartre a dit que passé trente ans, un homme est responsable de la tête qu’il a »
Ou encore
« La cohérence à tout prix et la marotte des petits esprits »
 
La seconde pièce est plus classique, proche du vaudeville. Enfin c’est ce que l’on croit… Deux couples (deux sœurs), une liaison entre la sœur et le beau frère, un journal intime que l’on n’aurait pas du trouver, des quiproquos. La pièce est assez amusante, on s’imagine rire en la regardant jouée au théâtre. L’originalité apparaît dans le dernier tiers de la pièce quand un nouveau venu entre en scène apparaissant bâillonné et ligoté. C’est l’auteur qui s’est personnifié comme un personnage et qui interagit avec les personnages qu’il a créé dans la pièce. (du pur woody allen). Il s’agit en fait de la révolte des personnages contre cet auteur qui s’apprêtait à remiser sa pièce faute d’inspiration pour l’achever. Ils prennent leur destin en main pour en achever l’écriture …
 
La troisième est encore différente, sans doute la plus brillante et la plus drôle des trois. Un fond d’histoire identique à la seconde : un couple d’ami avec une liaison entre le mari de la narratrice principale et son amie. Beaucoup plus acide, des dialogues corrosifs et crus, des personnages bouillonnants, des échanges vifs, des situations absurdes. On rit beaucoup et franchement. Le final est un sommet de l’absurde.
 
En synthèse des pièces très réussies, finalement bien à l’image de l’œuvre du cinéaste. Inutile de préciser que dans les trois cas l’action est située dans la bonne bourgeoisie new yorkaise.
 
Un bon remède en cas de déprime.
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Publié dans Théatre

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M
tu t'es trompé d'auteur!!!!!
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M
mais non, juste pour voir si on suivait...
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S
ki lu kru, Testud? Du allen pour alien , tu l'as dit ben!
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