Un secret.

Publié le par Lectaritude et zôtres critures

 

 

    « Un secret »
     Auteur : Philippe Grimbert
     Pays : France
     Genre : Roman (:-0)
     Editeur : Livre de poche
     Avis : «««««
 
 
 
-        En 2004 : prix Goncourt des lycéens-
-        Sortie cinéma : le 3 Octobre 2007, film de Claude Miller-
 
Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents. Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère ainé, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas … Et puis un jour, il découvre la vérité impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattu une chape de silence.
 
L’intensité de cette histoire pétrifiant le romantisme dans l’atrocité humaine est si forte qu’on en oublie le style sans relief mais sans fioriture non plus. Ce jeune garçon en admiration béate pour ses parents nous remue le cœur. Son courage à porter le secret au-delà de ce qu’avait pu en assumer son père ou sa mère laisse pantois. Il est même miraculeux que l’auteur, dont c’est là l’histoire, devenu psychanalyste pour des raisons liées au récit, ait réussi à se construire, enfin, en apparence, car il lui a fallu malgré tout coucher sur le papier le vécu douloureux du secret, fardeau transmis indiciblement sur ses épaules et bravement assumé.
 
Une chose est sure, je n’irai pas pleurer au ciné.
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Publié dans Romans français

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S
Cher graindesel :)Ne perd de vue le caractère religieux connoté par l'utilisation du mot "Shoah", et donc toutes les dérives sacralisatrices qu'il peut engendrer. Mieux vaut utiliser le terme - long certes  - de "crimes et génocides nazis". Je ne crois pas qu'il faut prendre le spectateur pour un imbécile, il faut lui faire confiance dans sa capacité de distinction entre la réalité des faits historiques et les dimensions de la fiction. Mélanger l'un et l'autre, tant qu'il est clair qu'on va voir un film de fiction et pas un documentaire, ne me semble pas une mauvaise idée.
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G
 j'ai entendu du bien du livre, et du mal du film : le metteur en scène<br /> mélange des images vraies de la shoa, indifféremment avec des images de sa composition, ce qui signifie utiliser l'histoire au profit de sa fiction, une  forme de revisionnisme.
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