Astérix aux jeux olympiques

Publié le par Lectaritude et zôtres critures

 

 

 

« Astérix aux jeux olympiques »
Réalisateur : Thomas Langmann, Frédéric Forestier
Casting : Benoît Poelvoorde, Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Alain Delon, José Garcia, Franck Dubosc, …
Genre : Comédie
Année : Février 2008  
Durée : 1 h 53 min.
Avis : ·····                       
 
 
 
Un vide sidéral ! Ce film n’est rien d’autre. Il n’y a rien. Pas un éclat de rire, rien de drôle, rien de neuf, une suite sans rythme de scénettes référencées ou chacun décline une parodie de ce qu’il est à l’écran. Du déjà vu, du déjà digéré. Une pâle imitation de « deux heures moins le quart avant Jésus Christ », du talentueux Jean Yanne.
 
Delon singe son guignol et énumère ses exploits de jeunesse dans une diatribe ridicule, Poelvoorde fait du Poelvoorde en moins drôle que d’habitude, les autres sont inexistants. Même Garcia, habituellement si flamboyant, contraint dans un petit rôle ne donne pas la mesure de son talent. Une Kyrielle de « guest » qui font des apparitions, ajoutent au ridicule de cette production sans saveur, sans odeur, dépourvue de gout.
 
Espérons que les scénaristes se sont éclatés sur l’écriture à chercher des références abondantes pour chaque réplique ou presque. Enfin 78 millions d’euros pour permettre à deux guignols de s’éclater quelques mois, ca fait cher la plaisanterie.
 
Notons qu’Uderzo qui n’a pas produit que des chefs d’œuvres depuis la mort de son compère René Goscinny, s’était élevé en son temps contre le film de Chabat, se drapant dans son rôle de garant de l’esprit de l’œuvre. Il a même été jusqu’à refuser à Jugnot de réaliser le troisième de peur d’une nouvelle dérive « splendid » de l’œuvre. Gageons qu’en bon gestionnaire des droits, le financier à su faire taire les craintes de l’auteur, pour permettre ce troisième carnage !
 
Contrairement à la position d’Uderzo, je trouve qu’Alain Chabat loin d’avoir dénaturé l’œuvre, s’était au contraire parfaitement inscrit dans l’esprit Goscinny, maniant l’anachronisme et le jeu de mot avec une grande virtuosité, tout en « rafraichissant » l’œuvre.
Une œuvre qui est maintenu en l’état ne vit pas et meure. L’adaptation de Chabat, représente au contraire de ce que pense Uderzo, le meilleur moyen de la faire vivre. La sous merde actuellement visible sur tous les écrans blancs de France et de Navarre ne sert qu’a assurer l’indépendance financière de la descendance des auteurs de la BD.
 
Sévère dirons certains ! Allez voir le film et on en reparle.
 
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Publié dans Lecta ciné

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