Bon baisers de Bruges.

Publié le par Lectaritude et zôtres critures





« Bon baisers de Bruges »
Réalisateur : Martin McDonagh
Casting : Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes
Genre : Comédie dramatique
Année : 25 Juin 2008  
Durée : 1 h 41 min.
Avis : ·····                         
 
 
 
 
 
 
 
 
Dans le petit monde du cinéma d'auteur, « Bon baisers de Bruges », est un film rare et brillant, affublé pourtant d'un titre calamiteux, digne d'une série Z. Assurément une perle !

 
Il met en exergue un gros travail d'écriture pourvoyeur de dialogues décalés, caustiques et plein d'un humour très anglais, frisant souvent l'absurde. Absurde de situation - Le tueur empêchant la victime qu'il s'apprête à abattre, de se suicider - absurde dans le dialogue - deux tueurs s'entretuent dans un hôtel et chipotent sur qui doit compter pour poursuivre la fusillade - absurde volontaire dans le « timing » de certains événements corrélés.

 
Un quasi huit clos, tout en dialogue qui servent un scénario solide et construit, qui s'achève dans une surprise que l'on ne voit pas venir un seul instant. Une atmosphère étrange dans une ville de Bruges superbement filmée, qui confère au film une ambiance intimiste, la ville étant en filigrane de chaque scène d'extérieur.

 

Un cinéma qui tangente celui des frères Cohen, la filiation est évidente.

 

Un travail d'acteur sur lequel il convient de revenir. Des rôles fouillés, complexes, magistraux dans l'interprétation, tout en dérision, ...

Casting époustouflant de brio, avec entre autre un Colin Farell qui excelle à nouveau dans un personnage proche de celui du « Rêve de Cassadre » autre production brillante de l'année. Les autres ne sont pas mal non plus !

 

Coté thématique, outre l'intrigue de base - une histoire de tueur - Le réalisateur décortique les rapports humains, disserte sur la culpabilité, les interrogations existentielles, l'honneur, le devoir, la reconnaissance, l'absurdité de la vie, ...

Un film faussement noir, en réalité souvent drôle, d'un humour un rien ravageur qui émerge d'un désespoir apparent, faussement « politiquement non correct », encore faut-il le lire au bon degré !

 

Rare et brillant disais-je, à voir absolument en VO, pour ne rien perdre de ces dialogues savoureux. Le sous-titrage est excellent.

Un des must de l'année.

 

Mais pourquoi diable le distributeur a-t-il traduit le « In Bruges » de la version originale, en « Bon baisers de Bruges » ?

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Publié dans Lecta ciné

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