Molière

Publié le par Lectaritude et zôtres critures

  
   « Molière »
   Réalisateur : Laurent Tirard
   Casting : Romain Duris, Laura Morante, Fabrice Luchini
   Pays : France
   Genre : Comédie
   Année : 2007
   Avis : ·····
 
  
 
 
On avait déjà beaucoup aimé le Molière d’Ariane Mnouchkine avec le talentueux Philippe Caubère. Le Molière nouveau n’a rien à envier à son illustre aîné. Des décors et des costumes somptueux, de grandes scènes d'extérieur dans de très beaux paysages, le fond du film « assure ».
 
Romain Duris est prodigieux, le mot n’est pas trop fort, drôle, touchant, distillant alternativement pitreries et émotions. Ce film lui assure définitivement le statut de futur très grand. On le savait capable de bien jouer dans des registres très différents : comédie (l’auberge espagnole, les poupées russes), Déjanté (de battre mon cœur s’est arrêté), dur et flamboyant (Arsène lupin)… Dans ce Molière, il est tout simplement Enoooooorme !
 
Laura Morante est aussi assez fabuleuse, d’une grande beauté, infiniment touchante aussi. Fabrice Luchini complète le trio, avec un jeu sans excès, à la hauteur de son talent, dans un rôle de Jourdain pas facile à interpréter.
 
 
L’histoire relate un épisode méconnu de l’existence de Molière, qui conditionnera sa vie et son art : Jeune directeur de troupe, sans le sous, il est jeté en prison, pour dettes non réglées. M. Jourdain, un bourgeois ridicule, rachète sa dette contre l’engagement de le préparer à jouer la comédie devant une marquise. Le jeune Molière, vit donc un temps dans cette famille pour honorer sa dette. Durant son séjour, il se fascine pour madame Jourdain (Laura Morante), puis en tombe amoureux. Au fil de leur relation elle lui révèle son art ; Jean-Baptiste Poquelin devient petit à petit Molière en comprenant son don.
 
 
Le jeu de Duris est extraordinaire de bout en bout. Il touche au sublime dans une scène en particulier : Dans le cadre de ses leçons de comédie, il demande à Jourdain de « faire le cheval ». Peu satisfait du résultat il s’exécute lui-même en expliquant à son hôte que l’on ne fait pas tous les chevaux en même temps, mais qu’il faut distinguer le jeu en fonction du cheval que l’on imite. Suit alors une « démonstration », où Molière-Duris mime différents types de chevaux.  Stupéfiant, étonnant, touchant, …
 
En bref et pour conclure, on n’est vraiment pas loin du chef d’œuvre. Si vous ne l’avez encore vu, hâtez vous !
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Publié dans Lecta ciné

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