Ratatouille.

« Ratatouille »
Réalisateur : Brad Bird
Casting : Guillaume Lebon, Thierry Ragueneau, Camille, Jean-pierre Marielle
Genre : Animation
Année : 01 Août 2007
Durée : 1 h 50 min.
Avis : ·····
J’ai résisté longtemps au nouveau Disney ! M’inspirait pas cette histoire de rat. Mais bon, rien qui m’inspire dans ce qui est à l’affiche alors, va pour le nouveau Disney !
Le film est réalisé comme il se doit, par les studios Pixar, désormais intégrés au groupe Disney (merci Steve). Comme toujours dans les productions Pixar, « Ratatouille » est avant tout un scénario très inventif, bien moins orienté sur les enfants que la bonde annonce ne le laisse croire. Sans surprise, si je puis dire. Ceux qui ont pensé que Disney allait imposer son style en sont pour leur frais. Quel intérêt de racheter, sinon ?
Les pixar-man sont au sommet de leur art. Une animation 3D éblouissante. Des décors soignés, très beaux, riches de détails, une qualité quasi photographique, des personnages stylisés pour rappeler qu’on est dans un film d’animation, tant les mouvements sont réalistes.
Coté scénario, le choix du thème est donc très original : Rémy, un jeune rat, dispose d’un odorat très affuté et affectionne les saveurs de la cuisine des hommes. Un esthète gastronomique au pays des rats, un extraterrestre pour les siens. Pugnace, il réussi à sympathiser avec un jeune commis dans le plus grand restaurant du monde. Il devient alors le marionnettiste du jeune apprentis, le dirigeant dans la création de nouvelles recettes.
Le restaurant déclinant, retrouve une audience auprès du public et de la critique grâce à ce « Mozart » de la création culinaire.
Notons que l’action se situe en France. Paul Bocuse aura du mal à ne pas s’y reconnaitre, à ceci près que le restaurant est situé à Paris. Mais ne nous plaignons pas de cette petite erreur, pour une fois que les américains célèbre la France ! Allez donc expliquer au gars du Wyoming où se trouve Lyon ! Une bonne grosse tour Eiffel sur la première image, à l’inverse, ça situe tout de suite, même dans le Wyoming !
Notons encore qu’en filigrane le film effleure quelques thèmes moins enfantins : Choisir entre sa condition de naissance inéluctable et sans espoir, et l’accomplissement de soi au travers de son art, un éloge du courage, un hymne à la lutte contre les préjugés, une ode au dépassement de soi.
En synthèse une conclusion en quatre adjectifs : Incroyablement bien réalisé, éblouissant par ses images, plaisant par son rythme, intéressant par son scénario inventif.
Petit bémol, histoire de ne pas paraître apologique. On regrettera des petites longueurs du début, et une fin assez prévisible. Absence quasi-totale de l’humour estampillé Pixar, légèrement décalé et souvent référencé. On visionne un film tendre, doux, drôle, émouvant parfois, jamais mièvre, mais sans hilarité !
Bah, faut bien se renouveler !
Coté critique presse, même Télérama est élogieux. C’est dire !
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