Le dîner de cons.

« Le dîner de cons»
Théatre : de la porte Saint Martin
Auteur/Mise en scène : Francis Veber
Distribution : Dany Boon, Arthur, Juliette Meyniac, Laurent Gamelon, Olivier Granier, Jessica Borio, Stéphane Bierry.
Genre : Comédie
Avis : GGGGG
On se souvient du film de Veber, cet inoubliable chef d’œuvre d’humour, avec un Jacques Villeret éblouissant et un Thierry Lhermite excellentissime. Au demeurant l’ensemble de la distribution du film était à la hauteur, Veber ayant choisi les acteurs avec un grand soin : Francis Huster dans le rôle de Just Leblanc, Daniel Prevost dans celui de Lucien Cheval, le contrôleur des impôts et la toujours excellente Catherine Frot pour interpréter Marlène Sasseur.
Le film était adapté de la pièce de théâtre écrite et mise en scène par Veber, qu’il reprend depuis le 2 octobre et jusqu’à fin février 2008 au théâtre de la porte Saint Martin
La reprise de la pièce avec Dany Boon et Arthur reprend trait pour trait, mot pour mot, la précédente version et donc les dialogues du film. On n’a donc pas l’effet de surprise, sauf pour ceux qui ne connaissent pas le film, et il y en a quelques uns si j’en crois les rires dans la salle sur les scènes cultes. Forcement quand on connait bien, c’est moins drôle. On a plus de temps pour apprécier la mise en scène et le jeu des comédiens. La comparaison avec le film est inopportune tant le duo Lhermite – Villeret est inoubliable. Il est courageux d’ailleurs pour Arthur et Dany Boon de « passer derrière » une telle prestation.
Dany Boon est excellent, dans son registre habituel. Tout y est : Variation des intonations de la voix, gestuelle outrancière, rire « boonien », grimaces abondantes. Dany Boon fait du Dany Boon. Arthur lui donne une réplique un peu terne, quand il y parvient. Il a le plus grand mal à conserver son sérieux, et « part » régulièrement dans des fous rires ravageurs, qu’il masque comme il peut.
Du reste, l’ensemble des comédiens « surjoue » tant le jeu de Dany Boon est écrasant.
Finalement une représentation agréable, même s’il est extrêmement difficile d’oublier le film et de s’interdire de comparer à tout moment.
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